Dans cette grande famille qu’est celle des jeux de rôle (abrégé RPG en anglais pour Role Playing Game), on distingue différentes sous-catégories, qui bien qu’ayant des mécanismes de jeu similaires, se distinguent souvent par une grosse différence dans leur jouabilité et leur système de combat. Alors que les turn-based RPGs (système de combat au tour par tour) qui font fureur au japon semblent être la première vision que l’on aurait aujourd’hui d’un RPG grand public, les studios de développement occidentaux aiment se démarquer du « modèle Final Fantasy » et ses clichés, en se focalisant d’avantage sur l’ambiance, l’écriture ou le dynamisme de leurs jeux.
Ce pot-pourri contient une petite catégorie intemporelle qui n’a vraiment brillé que par quelques titres : le Hack’n Slash ou également appelé Dungeon Crawler. Comprenez ici les déambulations d’un héros dans divers donjons et labyrinthes, avec comme seul péril de rosser du monstre par milliers pour arriver à ses fins, souvent une quête de sauvetage de ville/pays/monde (rayer les mentions inutiles). Ce type de jeu particulier dont Diablo est sans doute le titre le plus connu du grand public est apprécié car il propose une alternative intéressante au joueur : ici, le scénario n’est qu’au second plan et l’immersion est moindre. Ce qui compte, c’est de castagner du monstre à n’en plus finir, de s’équiper des divers trésors judicieusement placés sur notre chemin, de progressivement se sentir surpuissant, jouer pendant une petite heure et continuer plus tard. Le gameplay est donc simple, addictif, et particulièrement dynamique.
En 1997, Blizzard Entertainment publie Diablo, jeu considéré par beaucoup comme le précurseur du genre tel qu’on le connaît aujourd’hui. Sa suite, Diablo II suivra plus tard en 2000 alors que le troisième opus est toujours en développement. Malgré cette hégémonie, d’autres titres sortent du lot, ayant essayé tant bien que mal de faire leur chemin aux côtés de la série Diablo, à noter par exemple : Dungeon Siege, Titan Quest, Silverfall, Sacred et beaucoup plus récemment Torchlight. Chacun de ces titres valent toujours aujourd’hui leur pesant d’or, mais semblent, à leur périodes respectives, n’être qu’une alternative en cas d’overdose de Diablo, en attendant l’opus suivant.
C’est d’ailleurs à se demander si les studios étaient conscients de cette situation lors du développement, car les similitudes entre les titres sont omniprésentes. Certains diront que ce type de jeu ne laisse pas forcément de place aux innovations, d’autres qu’on ne change pas une formule qui s’est déjà montrée fructueuse par le passé, d’autant plus lorsque la concurrence est peu nombreuse.
Cependant, Diablo III ne se montrant pas dans nos étales avant fin 2010 (minimum), le marché du Hack’n Slash est donc pour l’instant à prendre (et ce depuis 2001 sortie de l’extension de Diablo II : Lord of Destruction). Et c’est là que Torchlight pointe le bout de son nez : un petit jeu à première vue sans prétentions, mais qui bénéficie d’un timing plus que parfait. En effet, tandis que Blizzard propose images et vidéos du messie Diablo III au compte gouttes sans jamais évoquer une éventuelle date de sortie (frustrant ses fans les plus impatients), d’anciens employés de Blizzard North (le studio de développement de Diablo premier du nom) font la promotion de Torchlight sous le blason de Runic Games. Mettant en avant les qualités standard du genre et arborant un prix dérisoire d’une quinzaine d’euros.
Inutile de dire que le succès est quasiment garanti, d’autant plus que le jeu est très bon, presque du vol pour son prix. Pour l’instant Torchlight est uniquement disponible en Digital Download, une version boite sera cependant disponible en janvier prochain, et c’est alors qu’on pourra constater du hold-up qu’aura réussi Runic avec chiffres à l’appui. Certaines rumeur font fait d’un nouveau travail de fond sur Diablo III par Blizzard suite à la sortie de Torchlight. Il est donc amusant de constater que des studios plus modestes arrivent à faire trembler les géants, en s’associant avec les bonnes personnes.
Développeur : Runic Games
Site officiel : http://www.torchlightgame.com/

